7 (très) bonnes raisons de se mettre à la méditation

7 (très) bonnes raisons de se mettre à la méditation
Crédit image : Moyan Brenn, Flickr

Si vous n’avez jamais entendu parler de méditation, c’est probablement que vous vivez en ermite dans une grotte ou fin fond de la Creuse (et que vous n’en avez sûrement pas besoin !). Ces derniers temps, tous les magazines se sont mis à vanter les mérites de cette pratique ancestrale. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle ! Mais cette médiatisation soudaine a aussi ses effets pervers : on lit tout et n’importe quoi sur la méditation, on peut penser qu’il ne s’agit d’un effet de mode, on ne sait pas vraiment par où commencer pour apprendre à méditer… ###

Vous êtes curieux mais vous doutez encore ? Ma mission du jour : vous convaincre d’essayer la méditation, et de juger par vous-même !

La méditation, c’est un peu bizarre, non ?

Le terme de « méditation » peut faire peur, car il semble faire référence à une pratique mystérieuse, contraignante, réservée aux initiés. Vous visualisez peut-être un moine bouddhiste méditant du lever du jour à la tombée de la nuit (du coup, pas facile de se projeter !). Or, si elle est effectivement issue de la tradition bouddhiste, la méditation est de plus en plus pratiquée de façon laïque.

La méditation a fait son apparition à l’hôpital, dans les écoles, les entreprises, les prisons…car de nombreuses recherches ont montré ses bienfaits psychologiques et médicaux.

On parle beaucoup de la méditation de pleine conscience, mais de quoi s’agit-il exactement ? D’après Christophe André, « la méditation de pleine conscience consiste à être pleinement conscient de l’instant présent et de ses sensations, pensées et émotions. » La pratique de la méditation consiste notamment à entraîner son esprit à identifier les « ruminations » ou « pensées automatiques » (on se fait du souci, on anticipe la réunion de la matinée, le repas du soir, sans même sans rendre compte).

La méditation, c’est si bien que ça ?

De nombreux chercheurs ont montré l’impact positif de la méditation sur la santé physique et mentale de ceux qui la pratiquent. En avril 2012 s’est tenu le premier Symposium International sur la Recherche en Sciences Contemplatives, qui a réuni plus de 700 participants (psychologues, cliniciens, neuroscientifiques, philosophes et contemplatifs de diverses traditions).

Voici un aperçu des résultats des principales recherches sur l’impact de la méditation (c’est un peu technique parfois, mais pour vous convaincre il me fallait des arguments solides !) :

  • La méditation diminue le stress, l’anxiété, et le risque de rechute dépressive

La méditation a des effets très bénéfiques sur le stress, l’anxiété, et leurs différentes manifestations (insomnie, irritabilité). Plus concrètement, elle va jusqu’à inhiber l’expression de plus de 2000 gènes liés au stress (responsables d’inflammations, de production de cortisol, etc), même chez les débutants. Elle diminue également les rechutes dépressives chez les personnes ayant connu un ou plusieurs épisodes dépressifs.

  • La méditation a un effet positif sur la santé.

Elle améliore le fonctionnement du système immunitaire. Une étude américaine a aussi montré que 20 minutes de méditation par jour pouvaient diminuer de 47 % le risque d’accident cardiaque à 5 ans sur une population à risque. Les études ont aussi montré une réduction significative de l’hypertension.

  • La méditation peut modifier la structure du cerveau

Une étude conduite en 2011 a montré que la méditation modifiait la structure et le fonctionnement du cerveau, et ce de façon durable. Cette modification est observée dès 8 semaines de pratique régulière. La modification concerne essentiellement les zones liées à l’apprentissage et au contrôle des émotions, ainsi que les zones liées à la perception sensorielle, et à la production de neurotransmetteurs jouant un rôle sur l’humeur.

  • La méditation permet de mieux gérer la douleur

Dans une étude réalisée par l’Université de Madison, des chercheurs ont soumis des méditants débutants et des méditants confirmés à une douleur intense et répétée (une brûlure sans effet mais à la limite du supportable). Ils ont observé les réactions de chacun des deux groupes en imagerie cérébrale. Qu’ont-ils découvert ? Que les deux groupes percevaient la douleur avec la même acuité, mais qu’elle était moins désagréable pour les méditants experts. Les méditants expérimentés sont en effet habitués à observer la douleur sans l’interpréter, la rejeter ou la craindre, ce qui permet de ne pas l’amplifier et de vivre plus sereinement la situation. L’imagerie cérébrale a révélé que chez les méditants experts, les réseaux neuronaux impliqués dans l’anxiété s’activent moins avant le stimulus (la brûlure) et que la partie du cerveau liée à la douleur revient plus rapidement à la normale après le stimulus.

  • La méditation améliore notre rapport à nous-même et aux autres

Chez les méditants expérimentés, l’imagerie cérébrale révèle une suractivation de la zone du cerveau liée aux émotions altruistes et une activation moindre de l’amygdale, qui est associée à la colère et la peur.
La pratique de la méditation de pleine conscience, qui consiste à porter volontairement attention à ses sentiments, sensations et états d'esprit sans porter de jugement, permet d’apprendre à mieux gérer ses émotions, mais aussi d’être plus attentif à celles des autres.

  • La méditation est une arme anti-vieillissement

Les études réalisées par l’Université de Davis en Californie ont montré que 3 mois de méditation intensive (6 heures par jour) augmentaient significativement l’activité de la télomérase, une enzyme qui protège l’ADN du viellissement. La méditation semble aussi avoir un effet bénéfique sur la mémoire et les capacités cognitives. Une autre étude a en effet montré que les pratiquants réguliers du bouddhisme zen sont moins sujets au déclin des facultés cognitives avec l’âge.

  • La méditation améliore la concentration

Soumis à une tâche répétitive demandant une attention soutenue, il a été montré que les personnes pratiquant la méditation se concentrent mieux et de façon plus constante que celles qui ne la pratiquent pas.

En règle générale, les bienfaits augmentent avec le nombre d’heures de méditation, mais des effets positifs significatifs sont constatés dès 20 minutes de pratique quotidienne. De quoi convaincre les plus sceptiques, non ?

Vous méditez déjà ? Faites-nous part de votre expérience et des bienfaits que vous avez observés en laissant un commentaire ci-dessous !

Vous voulez apprendre à méditer ? Découvrez les différentes possibilités qui s’offrent à vous dans notre article : Comment apprendre à méditer ?

Article écrit par Sarah Allart, Fondatrice de l'École du Bonheur

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